Je n'arrive pas à en parler. Il le faut mais c'est comme si tout se bloquait au moment où les mots essaient de sortir. Je n'arrive même pas à le dire aux amies, aux vraies, avec un grand A, le même que dans "Ajamais". Ca me ronge de l'intérieur. Le week-end a commencé à 12h42 et c'est comme s'il s'était arrêté environ une heure plus tard, dans la cuisine. Je ne sais pas quoi dire. A part le fait que j'avais besoin de dire quelque chose quelque part. J'écris tout cela en pleurant mais personne ne peut voir mes larmes alors je suis comme "rassurée", vous voyez. Il paraît que "ça ne changera rien pour moi" mais. Il ne s'agit pas de moi, j'aurais aimé crié "mais TOI, TOI, là, qu'est-ce que tu vas faire??" alors j'essaie de trouver le bien dans tout cela, le fait qu'il n'y aura plus de pression sur ses épaules. Et là, je me dis "pourquoi je pleure, au juste?" je le savais que ça arriverait, on le savait tous mais je n'imaginais pas si vite, pas maintenant, pas entre le fromage et le dessert. Il faut que je pense à autre chose que je fasse sembaltn d'oublier parce que cela fait parti des choses qui s'accrochent, qui se lient à vous et qui ne s'oublient jamais. Cette semaine, j'ai fait des tas de rêves tous plus étranges, perturbants et tristes les uns que les autres et quand j'ai su cela, je me suis dit que c'était peut-être un autre cauchemar, avec un peu de chance. La vie fait les choses bizarrement. Le téléphone sonne et je n'arrive plus à retenir mes larmes, c'est comme si je n'en avais pas assez versées ce midi. Et une question que je n'ose poser m'obsède "depuis quand ils savaient?"